Brosser l’image de soi

Ce que tu écris est ce qui te ressemble le mieux

C’est un proverbe arabe.

Croyez-vous à la graphologie ? Peu importe ! Nous n’écrivons plus que rarement à la main. Mais le clavier n’est pas un paravent. Au contraire.
Moins travestis qu’ils ne l’étaient par notre écriture manuscrite, ces mots et phrases  tapés tracent mieux encore notre portrait. Ils nous boursouflent ou nous illuminent. Ils nous vieillissent ou fortifient. Ils révèlent nos hésitations ou notre esprit de décision. Ils font la différence entre autoritarisme et autorité…
L’écran de mon lecteur, en affichant mes mots et phrases, est un miroir que je lui tends. Implacable. Le miroir de qui je suis. Ou de qui je ne suis pas ou ne veux être.
Mon écriture, c’est mon image, mais celle aussi de l’entreprise ou de l’institution dont je suis le porte-parole avec mon écriture.

 

Votre signature 

Dans votre métier, dans votre vie, vous êtes respecté. Vous avez un nom. Ce nom, vous l’apposez sous vos écrits, par votre signature.
Deux questions à se poser :
- Mon écriture et mes écrits sont-ils à la hauteur de la signature que j’y appose, à la hauteur de mon ambition et de l’image que je veux afficher ?
- Est-il encore tolérable que les documents produits dans mon entreprise ou institution démentent ses valeurs et altèrent son image ? Et abîment la mienne, si j’ai un poste de responsabilité ?
Brosser son image, cela s’apprend.