Réduire les coûts d’écriture

Écrire et lire requièrent du temps. Au travail, ce temps est rémunéré.
Ce flot de courriels, notes et rapports : quelle colossale dépense annuelle !
Ne pourrait-on réguler ce flux ? Filtrer l’inutile et le bavard ?
Ne pourrait-on réduire ce temps d’écriture et de lecture ? Clarifier ?

Que coûte donc cet absentéisme mental - distillé par l’écrit – que sont la distraction, l’inattention et l’incompréhension du lecteur ?
Untel rédige à la va-vite ? Son texte, s’il est lu, sera compris de travers.
Il rogne 5 minutes à l’écriture ? Ce sont 10 minutes d’attention raflées à chaque lecteur. A multiplier par leur nombre. A multiplier encore par le coût salarial moyen, 34 € l’heure. A majorer des courriels explicatifs et des malentendus à régler.
Insensé !

 

Et si on réduisait ce gaspillage ?

Une exigence : faire mieux pour moins cher. Etre concis, lisible et intelligible, c’est déjà limiter les questions des lecteurs, les erreurs de compréhension ; c’est plus de productivité…
Cette exigence est une évidence pour nombre de sociétés internationales : Général Electric, BP Mobil,  British Telecom, Mondial Assistance, Swiss Life…
Dans leur communication publique, elles appliquent, comme les services publics anglais et américains, des principes de rédaction, par exemple ceux du plain english, du crystal clear

Rédiger clairement – Fight the Fog : voilà le mot d’ordre de la Commission européenne. « Pour écrire avec clarté et être sûr que votre message finit dans le cerveau de vos lecteurs, pas dans leurs poubelles.»

Une formation ? Et quoi encore ?!

L’école, bien sûr, nous a appris à écrire.  A force de rédactions, de lectures commentées… elle nous a enseigné l’expression personnelle.
Nous a-t-elle appris à écrire pour informer, expliquer, convaincre ou pousser à l’action ?

Nous écrivions pour notre professeur ou nos pairs. Avons-nous appris à écrire pour être lu et compris par toutes sortes de lecteurs ?
Le saviez-vous ? Selon l’OCDE, plus de 45% de  la population des pays développés a des difficultés de compréhension et d’utilisation de l’information écrite.

L’écrit utilitaire et l’écrit scolaire ou littéraire obéissent à des règles différentes. Ecrire utile est une technique. Elle vise à ce que le temps rémunéré et le capital d’attention de chacun soient utilisés au mieux. Elle est source d’économie : j’écris ; mon lecteur lit, comprend, agit.
Cette technique s’apprend.